C’est un peu le prodige des stylistes tunisiens. Ahmed Talfit, à peine 24 ans et déjà un parcours digne des grands créateurs de la Haute couture.

Avec trois défilés à son actif, deux en Tunisie et un au Kazakhstan lors de sa Fashion Week 2011, il commence à se forger une belle expérience. Son passage au Kazakhstan, justement, il en parle volontiers : “c’était une très belle aventure que je referais avec un grand plaisir.

La carrière de styliste s’est dessiné pour lui dès son enfance. Petit-fils d’une couturière qui gérait son atelier, Ahmed  était toujours son invité privilégié. “Mes parents travaillaient beaucoup,  je passais donc pas mal de temps avec ma grand-mère, dans son univers coloré de tissu, de cristal et de paillette. Je n’avais pas le droit de jouer dehors, ma grand-mère avait peur qu’il m’arrive quelque chose. Elle prenait soin de moi à sa façon. Ce mode de vie a continué bien après mon entrée à l’école. A force

Ahmed Talfit_jeune styliste tunisien

d’ennui, j’ai commencé à découvrir les différentes matières, à les manipuler, tout en imitant, au départ, les gestes de ma grand-mère.” À son adolescence, Ahmed s’est éloigné de cet univers, il l’a même oublié. Ce n’est qu’au moment de son entrée à l’université que cette passion a repris place, finissant par s’afficher complètement. “J’ai demandé à mes parents de m’inscrire dans une école de mode, chose qui m’a été refusée. Pourtant je tenais vraiment à cultiver ma passion.” Suite à ce refus, Ahmed s’est inscrit à l’Ecole d’arts et métiers de Denden. “J’ai tenté de trouver une vocation d’étude  proche de ma passion. J’ai passé une année dans cette école, elle m’a aidé à finaliser mes dessins.

Les parents d’Ahmed s’attendaient à ce qu’il termine ses études, puisqu’il avait réussi sa première année. Mais Ahmed est têtu. “J’avais besoin de l’approbation de mes parents pour faire ce que je voulais. J’étais un étudiant, sans revenu, et les études que je voulais faire n’étaient pas publiques. En gros, j’avais besoin de leur chèque pour concrétiser mon rêve !” Soutenu par sa tante, Ahmed réussit à convaincre ses parents et obtient satisfaction en s’inscrivant dans  une école de mode en Tunisie.

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2 Commentaires

  1. BJR AHMED JE TE félicite et je voudrais que tu me donne des conseilles par raport au diplôme d’un styliste je vais commencé ce mois ci les cours comme débutant et je voudrais avoir un petit projet à tunis est ce que tu m’encourage à le faire et queque tu peux me donner comme conseil stp
    merci d’avance

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