Quand on arrive à Menzah 8, prés du magasin Shoe center, on voit en haut d’une colline un énorme ruban rouge, le logo de la lutte contre le SIDA, peint sur un mur. Il s’agit des locaux de la section de Tunis de l’Association Tunisienne de Lutte contre les MST et le SIDA. Et c’est son président, le docteur Ridha Kamoun qui nous reçoit pour nous parler de leur action.

Le Premier cas de SIDA dans le monde a été découvert en 1981, en Tunisie c’était en 1985, notre association a vu le jour en en 1990. D’abord pour faire de la prévention et puis finalement pour faire de l’accompagnement pour les personnes atteintes du VIH.” Un accompagnement qui est psychologique comme juridique. “Nous avons un avocat assermenté qui aide pour les procès.” Car un des grand problème que doivent affronter les personnes atteintes du VIH est le rejet. Au niveau de la famille comme du travail. Des actions en justice sont donc parfois nécessaires.

Au départ il ne sont que des médecins a se préoccuper de cette thématique. Et puis petit à petit de plus en plus de jeunes et de bénévoles les rejoignent. “Le SIDA révèle toutes les insuffisances humaines que nous avons. C’est un sujet qui est en lien direct avec l’être humain.” Et c’est justement pour cela que les premiers principes posés quand on entre dans l’association sont ceux du respecte et de la tolérance. “Le deuxième principe est une idée de Ghandi : Celui qui fait quelque chose pour moi sans moi le fait contre moi. Et c’est ainsi que nous nous sommes mis à travailler avec les populations les plus à risque via des gens de ces communautés.”

Tunisie

Car le SIDA existe bel et bien en Tunisie. “Il y aurait en tout 1500 cas répertoriés depuis le début de la contamination. 500 personnes seraient décédées. Mais en réalité si on estime ceux qui ne se sont pas fait dépisté on serait plutôt autour des 2500 personnes.” Rien d’alarmant se dit-on si on met se chiffre en relation avec celui de la population tunisienne. Sauf que les choses ne sont pas si simples. “Pour classer une population on parle de faible prévalence quand la maladie touche moins de 1% de la population et on parle d’épidémie généralisée quand elle concerne plus de 1% de la population. Mais il y a un autre pallier a considérer.” Cet autre palier c’est celui du stade de l’épidémie concentrée, lorsque 5% ou plus d’une population comportementale est touchée. Et ce stade est atteint en Tunisie. Ce qui veut dire que nous sommes en train de passer au stade d’épidémie généralisée. Il faut donc renforcer la prévention le plus possible. C’est ce que Ridha Kamoun fait avec son association.

Plusieurs actions ont d’ailleurs étaient mises en place. Il y a eu la prévention par les paires, ces personnes qui font partie d’une communauté, d’une tranche d’âge… et qui s’occupent d’informer les gens de leur communauté. Il y a aussi eu l’organisation d’évènements ou des campagnes d’affichage : “En 1993 on a fait une affiche qui parlait du ^préservatif. C’était la première affiche du monde arabe sur le préservatif!” Et puis il y a les actions papillons : “On passe à deux dans les classes de cours, 5 à 10 minutes, on fait de la prévention rapidement et il se trouve que ça marche bien.

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1 COMMENTAIRE

  1. « Quand on se sait malade il faut un suivi médical. Et avec la trithérapie qui est distribué gratuitement par l’État depuis 2000 on peut avoir une vie normale ou presque. Les avancées médicales permettent de diminuer la charge virale et de faire baisser la transmission. Il n’y a malheureusement toujours pas de vaccin contre le virus. »
    HÉLAS, CE N’EST VRAI POUR TOUS. EN EFFET, UNE PERSONNE, FRANÇAISE DE MA CONNAISSANCE, RÉSIDENTE DEPUIS 5 OU 6 ANS EN TUNISIE, A REÇU UNE RÉPONSE NÉGATIVE DE LA CNAM TUNISIENNE, SANS RAISON APPARENTE ! POUR UNE PRISE CHARGE DEMANDÉE PAR UN MÉDECIN INFECTIOLOGUE DE SFAX…
    NOUS COMMUNIQUONS LE N° DE TEL DE L’ASSO. SIDA INFO, À NOTRE AMI.
    IL PRENDRA CONTACT AVEC ELLE AFIN DE SIGNALER CE REFUS.

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