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La Tunisie a célébré, ce dimanche, et à l’instar des autres pays, la Journée mondiale de l’enfance, créée en 1954 et célébrée chaque année le 20 novembre afin de promouvoir le respect et les droits des enfants.

Depuis 1990, cette Journée marque également l’anniversaire de l’adoption de la Déclaration et de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Le 20 novembre marque, en outre, le jour de l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la Déclaration des droits de l’enfant, en 1959, et de la Convention relative aux droits de l’enfant, signée en 1989.

” La Journée mondiale de l’enfance est plus qu’une simple journée pour célébrer les enfants dans le monde. C’est une occasion annuelle de renouveler notre engagement en faveur de la protection des droits de chaque enfant”, a affirmé le Directeur général de l’Unicef, Anthony Lake, dans une Déclaration publiée à cette occasion, et dont l’agence TAP a eu copie.

Il s’agit de droits “universels” et “inaliénables” que le monde s’est engagé à protéger avec l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant lors de l’Assemblée générale des Nations Unies (1989), souligne le Directeur général de l’Unicef, mettant en exergue le droit de chaque enfant à la dignité et à la sécurité, d’être traité justement, de vivre sans oppression et d’avoir une vraie chance dans la vie.

” La santé et l’âme de toutes les sociétés ne dépendent pas seulement de la façon dont ces droits sont reconnus et appliqués”, insiste-t-il.

Et d’ajouter: ” A l’occasion de cette Journée mondiale de l’enfance, nous devons affronter l’inconfortable vérité que dans le monde, les droits de millions d’enfants sont bafoués chaque jour. Ils sont bafoués à Alep-Est et dans les autres zones assiégées en Syrie, où les enfants sont privés de nourriture, d’eau et de soins médicaux. Ils sont bafoués au Yémen, où des enfants meurent car nous ne pouvons pas atteindre des milliers d’entre eux ni leur fournir des aliments thérapeutiques pour traiter la malnutrition aiguë, et où le choléra menace désormais encore plus de vies”.

” Ils sont bafoués dans le nord-est du Nigeria, où les enfants -en particulier les filles- sont menacés par des extrémistes qui leur volent même leur enfance. Ils sont bafoués au Soudan du Sud, où des millions d’enfants traversent une crise nutritionnelle sévère et où se profilent des atrocités généralisées. Ils sont bafoués dans le monde entier, dans chaque pays, chaque fois qu’un enfant est victime de violences, de mauvais traitements ou d’exploitation”, déplore Anthony Lake.

Il dénonce, en outre, que les droits des enfants soient bafoués “chaque fois qu’ils sont privés d’éducation, chaque fois qu’on leur refuse la possibilité de réaliser leur plein potentiel simplement en raison de leur race, de leur religion, de leur sexe, de leur groupe ethnique ou de leur handicap”.

” Comment ces enfants apprendront-ils à respecter les droits des autres si leurs propres droits sont bafoués ? Quelle vision auront-ils du monde et de leur part de responsabilité ?”, s’interroge-t-il, relevant que ces enfants sont “les futurs dirigeants de leur société, les futurs moteurs de leur économie nationale, les futurs parents et protecteurs de la génération à venir”.

Il explique, dans ce sens, que “lorsque nous protégeons leurs droits, nous ne prévenons pas seulement leur souffrance, nous ne préservons pas seulement leur vie. Nous protégeons aussi notre avenir commun. ”

Avec tap


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