Un ensemble de loi comme un coup de tonnerre dans le monde du droit social de l’époque. En 1957 le Premier Ministre de l’époque, futur Président de la République,  Habib Bourguiba, met en place une série de lois progressistes visant à mettre en place l’égalité entre les hommes et les femmes.

Alors que la Tunisie vient juste ‘être indépendante, le CSP est mis en place. C’est une avancée incroyable et la femme tunisienne se retrouve dans une position inédite par rapport aux autres femmes du monde arabe. Emna Ben Miled, Docteur en Psychologie, cofondatrice d’un Master d’Études Féminines, auteure, souligne les points qu’elle trouve importants dans ce Code.

“L’interdiction de la polygamie est quelque chose de majeur. Cette interdiction a donné une nouvelle mentalité aux femmes, elles ne sont plus esclaves.  Cette idée n’existe dans aucun autre pays musulman . Il y a également l’obligation pour la femme de signer son contrat de mariage, chose qui n’existe pas ailleurs. L’âge du mariage a été relevé.”

“Ce code est une révolution par rapport aux autres codes. Il a permis le développement du Planning familiale, une institution que la Tunisie a exporté dans d’autres pays d’Afrique. Il faut également parler de la pilule en vente libre et de l’avortement. Cela fait 60 ans que ce code est en place, il est ancré dans la société tunisienne et personne ne peut y toucher car il y a un mouvement social qui est là pour le défendre.”

SB


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