La mosaïque, « pavimentum punicum » en latin, est un art dans lequel les carthaginois ont excellé dès le cinquième siècle avant J.C. Il en reste de magnifiques vestiges exposés aujourd’hui au musée du Bardo qui, sachez-le, accueille la plus grande collection de mosaïque au monde.

Depuis quelques années, la mosaïque est à nouveau tendance. Jusque là, elle se cantonnait du côté d’El Jem et de quelques tronçons de parcours touristique. Les motifs étaient limités à quelques figures murales de scènes de chasse ou de têtes de Neptune plus ou moins grossières.

Les matériaux de base de la mosaïque sont les marbres tunisiens: le thala beige, le thala beige vieilli, le thala noir, le kadhel gris clair , le kadhel gris foncé, le kadhel gris vieilli, le gris Foussana, le chamtou rose , le chamtou ivoire, le chamtou jaune clair, le chamtou jaune foncé, le jaune de Gabès, le rouge de Gabès, le mauve de Gabès, le vert Borj Cédria clair, la terre cuite et la terre cuite rouge.

Aujourd’hui, la mosaïque est utilisée dans les panneaux muraux, les margelles, les fresques au fond des piscines, les portes, les plinthes, les fontaines, les tapis de sol, les frises de salle de bains, les frises de cuisine et les plateaux de tables, entre autres. Le maître artisan travaille à partir d’un patron dessiné au fusain sur le support choisi. S’ensuit une fine couche de colle sur les zones à travailler. Les cubes les plus gros sont posés en premier, puis les plus petits. La juxtaposition se fait de l’extérieur vers  l’intérieur.

Le travail de l’artisan et l’architecte vont de pair. Certains créateurs utilisent la céramique, la terre cuite, le verre, les pièces de monnaie ancienne ou le nacre pour enrichir leurs œuvres. On n’est plus du tout dans la simple imitation des mosaïques romaines mais bien dans la création.

Chiraz Bouzaien


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