famille_passion-love_d

L’activité a commencé doucement, en janvier 1998 avec la Fondation Terre des Hommes. Et puis en 2000 l’association Amal a vu le jour. ” Notre mission est de venir en aide aux enfants en difficulté et aux mères célibataires”, explique Semia Massoudi, en charge de l’association.  A l’époque, l’abandon des enfants était fortement encouragé. L’association, elle, se place dans une position radicalement opposée au discours ambiant. Douze ans plus tard, il semble que rien n’ait changé.

” Nous accueillons principalement des mères célibataires du Grand Tunis et de la région du Nord-ouest. Dans le reste du pays, on continue à encourager l’abandon des enfants à la naissance“, déplore Semia. En encourageant la garde des enfants, l’association se positionne dans une tendance humaniste. ” Ce sont des enfants de l’amour. Les mères qui les gardent sont des mères très courageuses, qui osent aller contre l’opprobre sociale, alors que les hommes n’osent pas“, témoigne Semia.

L’association dispose d’un foyer d’accueil qui compte 17 lits pour les mères et 17 lits pour les enfants. “C’est largement suffisant en fait. Les mères restent là environ 4 mois, le temps qu’elles travaillent sur leur positionnement, qu’elles trouvent un  emploi, un  logement, le temps que leur situation se stabilise en fait“, raconte Semia.

Pour aider à la garde, l’association Amal travaille sur l’intégration socio-économique des mères, afin de leur assurer une activité et donc un moyen de subvenir à leurs besoins. Cette action est menée via un programme d’intervention multidisciplinaire : aide psychologique, aide juridique, formation professionnelle… Le but final est de voir ces femmes s’insérer dans la société et être indépendantes.

En 12 ans d’activité, Semia en a vu plus de 300 enfants grandir. Et finalement cette communauté forme un  peu une grande famille. “Quand une mère quitte le foyer pour s’installer seule, c’est difficile pour tout le monde.” D’ailleurs, beaucoup de mères restent dans le quartier, une manière de garder le contact avec la “famille”. Celle que ces femmes se sont créée.

Association Amal pour la Famille et l’Enfant

Sana Sbouai


3 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here