Nos grand-mères accouchaient sans épisiotomie et se portaient à merveille, reprenaient rapidement leur vie quotidienne et intime sans grand inconfort. Les déchirures, si elles ont eu lieu, se cicatrisent toutes seules, alors que de nos jours, on subit systématiquement cette mutilation infondée.

Dans certaines maternités, il s’agit d’un acte de routine, couramment pratiqué, sans discernement, et sans bénéfice médical prouvé. Aucune étude scientifique n’a pu prouver les bénéfices de l’épisiotomie en ce qui concerne les 3 indications majeures (prévention des déchirures / incontinences / prolapsus). L’épisiotomie présente même plus de risques que la déchirure spontanée.

Une épisiotomie équivaut au minimum à une déchirure du second degré alors que plus de la moitié des femmes qui n’ont pas recouru à l’épisiotomie ont gardé un périnée intact.

La majorité des femmes ayant subi une épisiotomie ont une reprise de rapports douloureux, certaines admettent que ces rapports sont toujours pénibles 3 mois après l’accouchement et même 6 mois après l’accouchement. Elles déclarent aussi avoir des sensations sexuelles appauvries. En effet, lors d’une épisiotomie, on prend aussi le risque de sectionner des nerfs reliés au clitoris : d’où une moindre sensibilité sexuelle. Il peut arriver que des points de suture “lâchent” et le résultat n’est pas très esthétique. La suture peut aussi être trop serrée (l’entrée du vagin se trouve rétrécie, d’où un inconfort pendant les relations sexuelles).

Sans oublier le risque d’infection inhérent à toute cicatrice, plus l’incision est importante plus ce risque augmente…Il y a d’autres risques liés à l’épisiotomie tels que : Hématomes, réaction inflammatoire et aggravation des hémorroïdes, douleur lors de l’incision ou/et de la suture. Il est encore fréquent que des épisiotomies soient recousues sans anesthésie, ceci incluant les cas de péridurale qui ne fonctionne pas ou partiellement

Les avantages des déchirures spontanées

Quand on coupe … c’est coupé – définitivement. Ne pas couper, c’est laisser la possibilité soit que le périnée se déchire, soit qu’il reste intact. Les déchirures provoquent moins de déperditions sanguines et la cicatrisation est plus facile que quand les fibres sont coupées (d’ailleurs certains chirurgiens “déchirent” l’utérus lors d’une césarienne plutôt que de la couper ayant observé que celui-ci se remettait mieux en cas de déchirure).

Alors, les futures mamans, renseignez vous, prenez les devants, demandez à votre gynécologue de ne pas recourir à l’épisiotomie sauf si c’est inévitable, ça vous épargnera beaucoup de désagréments inutiles.

Nour


1 COMMENTAIRE

  1. Le problème à Tunis c’est que les gynécos ne font qu’à leur tête et ne vous posent même pas la question. On ne vous dit jamais ce qu’on va vous faire, c’est comme si on était des souris de laboratoire. Et si on essaie d’argumenter ils vous diront que c’est inévitable!

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here