Quand on dit “chirurgie esthétique” on pense immédiatement à plein de clichés : un corps parfait, façon poupée Barbie,  un processus qui demande peu d’effort, peu de temps mais un budget considérable. Et puis la chirurgie esthétique semble être un traitement réservé aux personnes avec un revenu important. Aux riches en fait.  Lors de notre rencontre avec le docteur Akram Boutrif, un spécialiste en la matière, nous  découvrons vite que la vérité est loin d’être aussi basique.

Première réalité : “La médecine esthétique est loin d’être un luxe destiné au plus offrants !” C’est avec cette idée que le docteur Boutrif commence l’entretien. Il ajoute que grand nombre de ses patients ont un statut moyen et voir dessous de la moyenne. D’après lui,  pour financer les interventions chirurgicales, les Tunisiens n’hésitent pas à contracter des crédits personnels.

Deuxième idée reçue, qui est en fait véridique : les patients sont le plus souvent  des patientes. “Les femmes tunisiennes veulent toujours  rester à la page et suivre la mode, même en matière de chirurgie esthétique. On commence à avoir, en Tunisie, une demande similaire à celle qui existe au Liban en la matière.”

Autre idée reçue celle qui voudrait que la chirurgie ne concerne que des femmes d’un âge avancé. Le docteur Boutrif explique qu’il s’agit plutôt de femmes jeunes. “Les patientes sont souvent des femmes célibataires. Contrairement à la femme mariée qui a tendance à se laisser aller, les femmes célibataires cherchent toujours à plaire aux autres. Donc au final le plus souvent celles qui passent sous le bistouri ne cherchent pas à  se plaire, mais cherchent à répondre aux attentes de  leur entourage. La tranche d’âge des patientes est entre 18 à 30 ans. Les interventions demandées sont souvent à caractère esthétique : des implantations mammaires et les liposuccions. Il m’est d’ailleurs arrivé de refuser de faire une implantation mammaire à une patiente car elle n’avait pas besoin. Elle avait à peine 18 ans ! Et sa famille la soutenait dans cette démarche.” Cette situation a alerté le docteur Boutrif sur les changements de mentalité qui s’opèrent dans notre pays. “Les gens ne se questionnent plus vraiment sur l’utilité d’une intervention. Les femmes tunisiennes ne se posent plus cette question, elles veulent seulement imiter ce qui ce fait ailleurs.”

Le conseil du spécialiste est pourtant simple : femme active et responsable pesez le pour et le contre avant de réaliser une intervention de ce type. “Une intervention chirurgicale esthétique reste toujours une intervention à risque, même si nos chirurgiens la réussissent haut la main.” Et puis surtout il faut que la femme tunisienne sache ce qu’elle veut et qu’elle apprenne à mettre ses petits “défauts” en valeur et les assume. Il faut qu’elle soit honnête en vers elle-même. C’est bien de suivre la mode mais c’est encore mieux de l’adapter à nous et pas le contraire!

Mariem Soualhi


9 Commentaires

  1. c tres interressant ke vous etes entrain d ecrire mais j aime bien avoir une idée sur les prix de ce genre d intervention . 2chose l adress
    es de ces centres

  2. la chirurgie esthétique n’est plus considéré comme un luxe ça devient un besoin parfois surtout la chirurgie médecine dans les cas des brûlures ou des accidents graves.

  3. La chirurgie esthétique en Tunisie est de plus en plus accessible aux tunisiennes et aux tunisiens. Avec le développement des des techniques et des procédures chirurgicales, elle est moins invasive et les résultats sont presque parfaits.

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