La Tunisie est le premier pays d’Afrique du Nord à lancer la Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique… Une campagne qui a débuté en 2009 et qui compte déjà 35 pays membres.

« Une femme qui meurt en donnant la vie est une chose inacceptable. » Avec cette déclaration, le Professeur Mohamed Ben Ammar, Directeur de la santé au sein du Ministère du même nom, pose le but à atteindre : faire encore baisser le taux de la mortalité maternelle. En Tunisie il y a aujourd’hui 44,8 femmes qui meurent sur 100 000 femmes enceintes. Ce chiffre peut paraître dérisoire. Il est pourtant un indicateur de la performance du système de soins d’un pays. « Surtout que 80% de ces décès peuvent être évités » souligne le Pr Ben Ammar.

La mortalité maternelle est définie comme le décès d’une femme en rapport avec la grossesse et ce, depuis la conception jusqu’au 42ème jour après l’accouchement. Les décès sont liés la plupart du temps à des causes directes : hémorragie, éclampsie, infection… mais également à des causes indirectes : cancer, HIV…

« La mortalité maternelle est une responsabilité sociale car elle résulte d’une défaillance du système » explique M. Hafed Chekir, Directeur régional du Fonds des Nations Unies pour la Population.

Reste que la Tunisie fait figure d’exemple en Afrique et son intervention dans cette campagne est vue comme un stimulateur pour les autres pays. Via la CARMMA il s’agit de mettre en place une coopération sud-sud « parce que nous avons des problèmes en Afrique et que nous pouvons les régler nous-même » déclare Md Gawanas de l’Union Africaine.

Une chose est sûre : l’éducation est une des clefs pour résoudre le problème. « Et les hommes sont les premiers concernés ici : ils doivent apporter un soin particulier aux femmes enceintes et se préoccuper du suivi médical par exemple » suggère le Pr Ben Ammar.

S.S.


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