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Un couple sur trois a des difficultés à procréer, le sperme des hommes s’altèrent, la femme se marie de plus en plus tardivement… et seul un couple sur sept viendra consulter et passera par la PMA hyper spécialisée.

Présentation aujourd’hui d’une troisième technique de PMA après l’IMSI et la MIV.

3 – La co-culture qui consiste à cultiver l’embryon sur un lit de cellules naturelles (en 2025 on pourra le faire sur des cellules souches) prélevées chez la mère. On a ainsi des embryons de meilleure qualité et un taux de réussite à l’implantation, supérieur de 10% à la normale, donc depuis un an on a eu beaucoup de succès. Mais finalement les gens ne savent pas que la sélection naturelle agit et que des nombreux embryons à 1, 2 ou 3 jours ne survivent pas tout à fait naturellement… la proportion est quasiment la même qu’en cas de PMA. On ne s’en rend pas compte, mais pour cinquante individus nés il y a eu une centaine d’embryons formés.

L’échec d’implantation après fécondation in vitro (FIV) peut être d’origine maternelle ou embryonnaire. En cas d’échecs répétés d’implantation malgré la réimplantation de plusieurs embryons conduit à proposer la co-culture.

Pour la majorité des FIV, la réimplantation a lieu au bout du troisième jour, lorsque l’embryon compte alors déjà 8 cellules, et cependant on n’obtient pas toujours une grossesse. Selon certaines études, on a déterminé que 80 % des œufs fécondés parviennent au stade des 8 cellules, mais que seulement 3 % des embryons atteignent le stade blastocyste 5 ou 6 jours après l’insémination. Aujourd’hui, on maintient l’embryon jusqu’à cinq jours dans des conditions artificielles, c’est à ce stade qu’on observe le passage de l’embryon au stade de blastocyste, c’est à dire qu’il a bien démarré.

Le cinquième jour, on fait pratiquer une échographie de l’endomètre pour voir s’il a la bonne épaisseur, si ce n’est pas le cas, on va congeler et travailler à préparer l’endomètre de la patiente pour qu’elle soit une bonne receveuse. Il y a encore deux ans en arrière, le CAMPA, (Centre d’Assistance Médicale à la Procréation Alyssa),  pratiquait la congélation lente des embryons, c’est à dire une descente de 37° à -180° par paliers à la seconde pour ne pas abîmer les embryons fragiles. Aujourd’hui, la clinique Alyssa est la seule clinique en Afrique à pratiquer avec succès la vitrification, une nouvelle technique permettant de congeler les embryons en une seconde et sans aucunes lésions.

On peut pas aller au-delà des cinq jours de culture car après la « fenêtre d’accueil » de la mère se referme. La phase d’accueil, c’est la phase du 14ème au 28ème jour du cycle et l’implantation se fait au maximum au 21ème jour du cycle. Un embryon de 3 jours à 12% de réussite d’implantation, à J+5 nous avons 25% de réussite, 6% de grossesse gémellaire, 3% grossesse triplés, mais on n’évite les grossesses de triplés et la réimplantation à J+6 car c’est trop risqué.

Charlotte Carli


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