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Un couple sur trois a des difficultés à procréer, le sperme des hommes s’altèrent, la femme se marie de plus en plus tardivement… seul un couple sur sept viendra consulter et passera par la PMA (Procréation médicale assistée) hyper spécialisée.

Nous tenons à vous faire part de trois nouveaux protocoles d’action… nouveaux dans le sens qu’après au moins 2 ans d’essai dans notre clinique, nous pouvons les proposer aux patients tunisiens en toute confiance. Aujourd’hui, dans notre centre, nous sommes à plus de 30% de grossesses avec FIV et 20 à 25% d’enfants réellement nés, cela paraît minime mais en France à titre d’information, 18% d’enfants voient réellement le jour.

1- L’IMSI pour Intra Magnification Sperme Investigation. Les stérilités masculines sont en augmentation et la qualité des spermatozoïdes a baissé de 20%. Le testicule est très sensible à la chaleur, au tabac, à l’alcool, etc.  Aujourd’hui heureusement, le spermogramme est plus accepté qu’autrefois. Avec la technique classique, l’ICSI, on peut grossir un spermatozoïde 400 fois, cela permet de repérer des anomalies mais pas toutes les malformations qui expliquent l’échec de la fécondation. Désormais, avec l’IMSI, les spermatozoïdes sont grossis au microscope et avec une caméra numérique 6000 fois. Et l’air filtré, donc contrôlé du laboratoire, représente 2 ou 3% de grossesse en plus grâce à une meilleure qualité de vie pour ces organismes vivants.

2- La MIV pour Maturation In Vitro. Il y a un profil génétique de la stérilité des femmes méditerranéennes: elles ont des prédispositions génétiques à l’obésité et au diabète, et leurs ovaires présentent des problèmes de kystes. Elles risquent de faire des réponses explosives (entendez des réactions) aux hormones nécessaires aux FIV, réactions pouvant aller jusqu’à la mort. Pour cette population par exemple, nous préférons donc proposer la MIV, la maturation, c’est-à-dire que les hormones sont données à l’embryon pendant la phase in vitro afin de protéger la santé de la mère.

La MIV consiste à prélever, sous anesthésie, des ovocytes à un stade précoce “dit immatures” et à les faire “mûrir” pendant 28h en laboratoire dans un milieu de culture adapté. Après avoir été fécondés dans une éprouvette, les ovules sont réimplantés dans l’utérus comme pour une FIV. Cela représente plus de travail pour le laboratoire, mai c’est un réel avantage pour les patientes. Cette technique de maturation des ovocytes ne demande pas de stimulation ovarienne, et donc supprime les risques d’hyperstimulation grave pour les patientes. Les hormones sont injectées directement dans l’embryon, avec suffisamment de recul nécessaire pour établir qu’aucune conséquence pathologique n’a été décelée sur les enfants nés de ce protocole. Ceci constitue une chance pour les patientes supportant mal les stimulations ovariennes ou présentant comme c’est souvent le cas ici, des syndromes d’ovaire poly kystiques.

Charlotte Charli


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