La dépression hivernale est une maladie psychologique saisonnière, difficile à diagnostiquer, car bon nombre de ses symptômes ressemblent fortement à ceux d’autres types de troubles émotifs et mentaux. C’est une véritable affection qui peut avoir de profondes répercussions sur la vie professionnelle et personnelle. Elle atteint trois femmes pour un homme, dans la trentaine surtout. Généralement, les symptômes qui surviennent lors d’au moins deux hivers consécutifs, sans autre raison pouvant expliquer les changements d’humeur et de comportement, évoquent bel et bien la présence d’une dépression hivernale. Il ne faut pas la confondre avec le « coup de blues » de l’hiver ressenti par la plupart des gens. Et si jamais le mal-être se prolonge au-delà de l’hiver, il peut s’agir d’une dépression classique qui nécessite un traitement différent.

Ses causes :

  • La réduction du nombre d’heures de clarté entraîne une diminution importante de la quantité de certaines substances chimiques qui régissent l’humeur dans le cerveau.
  • Une perturbation hormonale : Cortisol, Thyroïde…
  • La baisse de la température peut inciter le corps à se reposer et perturbe ainsi le rythme circadien (c’est le cycle naturel de 24 heures du corps).
  • Un ralentissement de l’horloge biologique attribué au manque de lumière.
  • La surproduction d’une hormone appelée mélatonine qui influence la diminution de la production de sérotonine, autre hormone régularisant l’humeur, l’appétit et la libido pendant les heures d’éveil.
  • La réduction de la sensibilité de la rétine à la lumière.
  • Un manque en vitamine D, suite au manque de soleil.

Ses symptômes :

Ces symptômes se manifestent, d’habitude, à partir de l’automne, et tendent à disparaître avec la venue du printemps :

    • Gain de poids suite à une boulimie de sucre ou de féculents.
    • Baisse d’énergie.
    • Asthénie : un mal être associé à une grande fatigue et une perte d’intérêt.
    • Difficulté à garder la concentration et de motivation.
    • Une difficulté à s’acquitter des tâches quotidiennes.
    • Irritabilité permanente.
    • Isolement et renfermement sur soi.
    • Anxiété.
    • Un besoin supplémentaire de sommeil durant la journée, car l’organisme, déphasé, sécrète alors de la mélatonine, l’hormone du sommeil, pendant la journée.
    • Une perte de la libido.
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