Comme tout événement qui se respecte, la Fashion Week édition 2012 a commencé avec une conférence de presse où étaient rassemblé la presse, les organisateurs et le directeur de l’Office du tourisme tunisien en sa qualité de sponsor principal de la manifestation. En ce qui concerne la presse écrite, je devrais plutôt dire la presse étrangère car, étrangement, de la presse tunisienne, n’était présent qu’une journaliste de la TAP, deux journalistes hommes de quotidiens dont, le moins qu’on puisse dire est que la mode n’est pas le point fort de leur ligne éditoriale, et moi !

A qui la faute ? Aux organisateurs ? A l’attachée de presse française de l’agence 2ème Bureau qui n’a pas jugé même intéressant de nous adresser un mot, encore moins donc un dossier de presse ? Ou volonté affichée de nos consœurs de la presse féminine tunisienne de boycotter l’événement (peu probable) ?

Premier couac de cette quatrième édition pour laquelle nous n’aurons pas de réponses. Au cadre des généralités, nous avons donc pu apprendre que cette édition ne verrait défiler, à l’inverse des éditions passées, que des mannequins tunisiennes castées et coachées en amont par notre doyenne en la matière, Faten Ben Mabrouk, toujours aussi belle, avec l’assurance et l’épanouissement de la femme à l’aube de la quarantaine en plus.

Les créateurs ont été sélectionnés par un comité composé de professionnels, d’enseignants des écoles de mode tunisiennes, d’acheteurs internationaux, de représentants de bureaux de style, de membres du Cépex… Les 13 retenus, dont 4 stylistes étrangers plus une créatrice de bijoux et accessoires syrienne, ont du présenter une fois par mois l’avancement de leurs collections au comité jusqu’à la date finale.

Une fois les généralités énoncées, le directeur de l’Office du tourisme tunisien a tenu à nous expliquer qu’il était important pour le tourisme de soutenir ce genre d’événements « aux retombées très positives », et que l’Office tenait à être partenaire d’au moins un événement mensuel de cette dimension pour attirer et développer un nouveau genre de tourisme, plus élitiste, loin du tourisme de masse qu’a connu notre pays depuis tant d’années… ce vœu pieux de faire venir un touriste haut de gamme qui dépense et ce petit air là sont devenus des refrains déjà entendus mais qui ne sont pas vraiment suivi de faits…

A ma question sur les chiffres officiels de ces « retombées positives » annoncées, le directeur de l’ONTT, n’a pu que me répondre que les susdites retombées étaient « indirectes », « qu’elles étaient surtout palpables en terme d’image et de notoriété pour la Tunisie ».

Les stylistes présentés dans les éditions antérieurs auraient joui d’une certaine crédibilité et auraient bénéficié, suite aux défilés, de commandes d’acheteurs internationaux, tels les acheteurs des Galeries Lafayette présents pour cette 4ème édition. Cela leur aurait aussi ouvert des portes sur des défilés dans d’autres pays comme le Kazakhstan…On veut bien croire à tout cela, mais pourquoi, comme pour tant d’autres secteurs, est-il toujours aussi difficile d’obtenir des chiffres réels ?

Trêve de généralités, les premiers défilés s’annonçaient. L’inaugurateur de cette session ne fut autre que notre désormais connu et reconnu, Salah Barka. De l’originalité ? Oui, mais surtout dans l’organisation du défilé plus que dans la collection elle-même. Malgré un vent froid et un ciel pluvieux, les mannequins, hommes surtout, quelques femmes et quelques enfants, ont présenté les nouvelles créations du créateur, dehors, sur les escaliers de l’Acropolium, avec, au fond du parvis, une rangée de danseuses et danseurs hip hop sur fond de tubes actuels.

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