Gafsa, capitale du bassin minier. Un climat rude et des conditions de vie difficiles. Voilà pourquoi l’Association de développement économique et sociale n’a pas arrêté son activité depuis 2001, date de son ouverture. Rencontre avec son directeur exécutif, Mohamed Mabrouk et deux femmes qui ont profité de micro-crédits.

L’oasis de Gafsa est plus grand que la ville elle-même et la nuit impossible d’y rentrer c’est trop dangereux.” Décor planté. On se demande alors comment des femmes peuvent commencer à y travailler à l’aube, quand le jour pointe à peine. Mohamed Mabrouk a voulu commencer par là pour nous présenter l’activité de son association. Depuis 2001 elle oeuvre au développement économique et sociale de la région via l’octroi de micro-crédit. “Les sommes vont de 500 à 5000 dinars et nous finançons cinq types d’activités : agriculture, artisanat, commerciale, service et une case spéciale pour l’amélioration des conditions de vie. 

En tout ce sont 6500 crédits qui ont été octroyés et prés de 4 500 000 dinars prêtés “avec un taux de recouvrement de 84%” et comme c’est souvent le cas se sont surtout des femmes qui sont clientes. “Elles représentent presque 58% des demandes. Beaucoup sont des femmes seules avec enfants qui ont un niveau de vie très bas. Elles font des demandes pour se lancer dans des activités d’artisanat, de services ou alors pour améliorer leurs conditions de vie. 

C’est justement le cas de Malika, spécialisée dans la production de tapis et de couverture. “La vie est très difficile. Je travaille à temps plein chez une dame, mais quand je rentre à la maison je continue à tisser grâce à un métier à tisser que je loue. J’ai emprunté 500 dinars et ils m’ont servi à acheter des choses nécessaires, de l’alimentation, des médicaments…” Malika vit avec son mari et ses enfants. Elle sait qu’elle perpétue l’artisanat avec ses couvertures dont elle fabrique les pelotes de laine elle même en récupérant la peau de mouton. “L’industrie prend de plus en plus de place et nous coince malheureusement.” Seule dans une pièce de sa maison Malika se remet à l’oeuvre et tente de réaliser uen nouvelle “coudée” de tapis, qui lui sera payé 10 dinars. Une misère pour des jours de travail.

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