societe_i-have-a-one-dream

Si je vous racontais un rêve pour toutes et tous,  qu’en penseriez-vous et  que me diriez-vous ?

Dans cette hypothèse, laissez-moi vous donner quelques exemples : tout humain rêve d’aller au bout de lui-même, nous rêvons  tous et toutes d’être propriétaires (d’un bien mobile et immobile),  nous rêvons toutes et tous d’agrandir notre portefeuille, nous rêvons toutes et tous de passer le reste de notre vie avec le partenaire que nous aimons, etc.

Rappelez-vous aussi, voici 2 ans, le glorieux rêve de tous les Tunisiens et Tunisiennes. La nuit du 13 janvier 2011. Vous y êtes ?! Une nuit, qui  fut blanche pour un grand nombre, une nuit de suspense, de peur, d’hésitation, d’espérance et de solidarité. Lors de leurs quelques  heures de sommeil, les Tunisiens et Tunisiennes  ont rêvé d’une unique chose: une Tunisie meilleure, une vie meilleure, nous avons rêvé de liberté, d’évolution, de développement.

Un même rêve pour nous tous. Et le lendemain nous étions au rendez-vous pour le concrétiser, du moins ceci était une première tentative; un  rêve unique dont les Tunisiennes et Tunisiens  rêvaient depuis la colonisation française.

Une nuit lors de laquelle la population tunisienne est passée d’un simple « ensemble d’habitants d’un même espace géographique » à un peuple : un sujet du droit international, une entité qui a exprimé son droit de disposer de lui-même. Un droit dont la naissance revient à la révolution française.

Qu’en est-il de ce rêve ? L’avons-nous concrétisé ?

Nous en sommes hélas bien loin !  L’équipe de Baya a pris l’initiative d’aller poser ces questions à madame et mademoiselle tout le monde. Oui, que des citoyennes !

Hayet, grand-mère de 60 ans à la retraite : «je suis vraiment déçue, la nuit du 13 janvier 2011 est loin d’être la même après 2 ans. Je me demande si je vais descendre dans la rue pour fêter le 14 janvier. L’année dernière je l’ai fait en signe d’optimisme mais là, je n’ai plus  le moral ».

Sinda 25 ans, étudiante en master à la Faculté des sciences économiques à EL Manar: « Oh oui ! la nuit du 13 janvier 2010 était un très bon souvenir… une solidarité légendaire entre les Tunisiens et Tunisiennes. Un fait dont je doute qu’il ne se répétera. Je suis pessimiste mais aussi réaliste : à quoi bon garder la tête dans les étoiles ? Nous sommes divisés ! Les partis politiques et les « nouvelles » idéologies religieuses ont fait de mon voisin et de ma voisine des adversaires ! ».

Sarra, employée dans un centre d’appels, 33 ans « 13 janvier 2011, c’était la nuit de la concrétisation du rêve le plus fou ! Une nuit qu’un être humain ne pourra vivre qu’une seule fois dans sa vie… si jamais le 14 janvier 2013 sera férié, je le passerai en compagnie de ma petite famille au restaurant ou au centre de loisirs pour les enfants… Ce qui est sûr, c’est que je  ne le gâcherai pas au centre–ville en guise de commémoration du 14 janvier  2011»…

Vous aurez constaté, les témoignages vont tous dans le même sens, et dans le but d’économiser votre temps, nous avons choisi les 3  précédents. Si vous partagez  ou  non ce point de vue ou que vous ayez  des précisions à nous  faire partager, n’hésitez pas !

Quant à nous, nous vous souhaitons la concrétisation de tous vos rêves dans l’attente de la concrétisation de notre rêve  commun !

M.S


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