La fameuse “Oula” est une tradition ancestrale qui consiste à faire comme les fourmis, c’est à dire préparer en été, des réserves alimentaires pour l’hiver. Bien que cette tradition ait tendance à disparaître, ce rituel de stockage de céréales, dattes, aliments séchés, huile d’olive, olives confites…aurait d’importants apports nutritifs.

Le ministre du Commerce et de l’Artisanat, M. Béchir Zaâfouri, a même déclaré lors d’un séminaire organisé fin juin par l’Institut national de la consommation (INC) en partenariat avec l’Institut national de la nutrition et des technologies alimentaires (Innta) que la oula était très bénéfique pour la santé. En effet, comparée aux aliments industrialisés, elle tient le haut du pavé, notamment grâce à son origine biologique et sa valeur nutritionnelle.

Au cours des dernières années, cette tradition culinaire a perdu du terrain, non seulement suite à l’évolution socio-économique qui a fait que de nombreuses femmes travaillent aujourd’hui et n’ont donc plus matériellement le temps de préparer la oula, mais également grâce (ou à cause) du progrès technologique qui nous a offert entre autres les réfrigérateurs.

La Oula est encore présente aujourd’hui dans de nombreuses régions rurales. Cette tradition, héritée de génération en génération, constitue une partie du patrimoine tunisien et aurait tout intérêt à être réhabilitée dans les villes également. Pour l’expert économique Wajdi Ben Rejeb, la Oula pourrait même avoir de sérieuses retombées économiques en aidant par exemple les tunisien à faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires.

Tunisiennes, vous savez ce qu’il vous reste à faire, retrouvez le chemin de “bit el mouna”!

Sonia Bahi Fellah


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