C’est l’histoire de Wahib et de sa maman, un petit garçon épuisé par un traitement médical lourd et sa maman qui ne sait plus quoi faire pour l’aider. L’AMC, association des malades du cancer  a voulu partager avec nous leur histoire.

La mère de Wahib est désespérée d’être aussi impuissante face aux mots déchirants de son fils: “Maman je vais mourir, je le sais, alors pourquoi cette torture? Laisse-moi mourir.” Wahib a du mal à nommer sa maladie, pour lui, c’est comme une punition, une sorte de malédiction qui lui serait tombée dessus. Son regard est terrible quand il nous fait face et nous annonce d’une petite voix: “j’ai le cancer” avant de se réfugier dans les bras de sa mère.

Le but de l’AMC à travers ces rencontres avec les malades et leurs familles est de mettre des visages et des noms sur cette maladie, pour faire réaliser que ce ne sont pas uniquement des dossiers mais de vraies personnes dont la vie est bouleversée par l’arrivée du cancer.

En Tunisie le cancer tue de plus en plus de monde, d’après une études effectuée par l’Institut national de santé publique. Le nombre de cancers enregistré était d’environ 10.000 en 2003 avec une majorité masculine. En 2008 il a grimpé à 12.000. Chaque année environ 7.000 nouveaux cas sont diagnostiqués. La prévention et le dépistage précoces sont les meilleures armes face à cette maladie, d’où l’importance des associations.

Le but premier de l’AMC est avant tout le soutien aux malades et à leurs familles. Mais leur mission ne s’arrête pas là, l’association est également très impliquée dans l’information et la prévention. Elle s’est aussi alliée avec d’autres associations et ONG pour militer en faveur du droit de tous les malades aux traitements les plus innovants.

Les traitements  du cancer sont aujourd’hui plus performants mais ils sont aussi beaucoup plus onéreux. C’est une réalité qui révolte les médecins, les malades et leurs familles. Les soins doivent être accessibles à tous, indépendamment du statut social.

Le local de l’association se trouve au 24 rue Florian à Bab Saadoun.

Mariem Soualhi


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