Le jeudi 30 août 2012, la Fédération Tunisienne  de Natation et la Banque Nationale Agricole ont organisé une réception en l’honneur du champion olympique Oussema MELLOULI  à la Maison des  Fédération. Au programme, le comité d’organisation avait prévu :

-Un mot de bienvenue du président de la Fédération Tunisienne  de Natation.

-Un mot du ministre du Sport et de la Jeunesse et du président-directeur général de  la BNA.

-La projection d’un film de 15 minutes «Oussema MELLOULI –une fierté partagée» et juste après des questions/réponses entre les journalistes et le champion.

Après la projection du film, le jeune homme a pris la parole jugeant que c’était son droit de s’exprimer après tous les coups médiatiques qu’il avait «subis».  Son discours ressemblait plus à des confidences dans lesquelles il a exprimé regrets et surtout reproches vis-a-vis de ceux qui lui ont jeté la pierre.  Il a tenu à souligner qu’il est passé par de très mauvais moments, il a qualifié ses victoires de «cadeaux divins», des victoires auxquelles même lui ne s’attendait pas. Oussema a reproché aux médias de ne pas avoir été présents à ses côtés, de ne pas l’avoir soutenu, suivi et surtout d’avoir abondamment critiqué ses victoires.

Les journalistes présents ont réagi au quart de tour et la réception en l’honneur du champion olympique a tourné au règlement des comptes. Cris, huées… il y a eu du spectacle, malheureusement assez affligeant puisque sous le nom pompeux de “liberté d’expression”, on peut aujourd’hui s’attaquer à tout et à n’importe quoi. Oussema Mellouli avait le droit d’exprimer ses griefs et les journalistes mis aux bancs des accusés avaient plus que certainement un droit de réponse, mais la dérive a été d’aller vers le règlement des comptes personnels beaucoup plus que vers un débat d’idées et d’opinions.

Le journalisme se cherche en Tunisie… et se trouve rarement!

M.S


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