Photo: Steven Miesel

Loin de nous l’idée de dédramatiser l’acte mais il est vrai que le viol n’est pas une nouvelle donne dans le paysage tunisien alors pourquoi ce tapage médiatique de la société civile pour ce viol collectif d’une jeune femme?

Si la société est sous le choc c’est essentiellement pour deux raisons: la nature des agresseurs et la réaction des politiques. Revenons sur les  faits. Une femme est violée, ce n’est pas vraiment une nouveauté mais cette fois, les agresseurs sont des agents de police en fonction. Jusqu’à nouvel ordre et si on s’en tient strictement aux textes de loi,  la mission de la police est, entre autres, de  garantir  les libertés, défendre les institutions de la République, maintenir la paix, l’ordre public et protéger les personnes et leurs biens. Apparemment, les policiers n’ont pas lu les textes de loi.

Donc, pour résumer:
Trois policiers, pendant leurs heures de travail (maintien de l’ordre public, sécurité, protection des personnes…) commettent un crime collectif et il n’y en a pas un pour ramener l’autre à la raison. D’après le témoignage de la victime, les choses se sont passées très vite, comme si c’était planifié, on a écarté son fiancé pour que les autres puissent la violer. Étaient-ils dans leur état “normal” ou étaient-ils sous l’emprise d’une substance quelconque? S’ils étaient «clean», on est en droit de se poser des question sur les critères sur lesquels se base le ministère de l’intérieur pour recruter ses agents…

suite page 2


1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here