Il y a quelques jours j’ai téléphoné à ma mère pour prendre de ses nouvelles.  J’ai à peine eu le temps de prononcer le mot “allô” que celle qui habituellement fait office d’horloge parlante et qu’il faut presque assommer pour la faire taire, me dit laconiquement “je te rappelle plus tard” et raccroche sans autre forme de procès!

Je sais bien que “plus tard”, cela veut dire après sa série télévisée turque. Eh oui, elle est plus intéressée par l’avenir des deux tourtereaux qu’elle retrouve tous les soirs sur son écran que par ce que je pourrais lui raconter. Et elle est loin d’être un cas isolé. L’autre soir, une amie à qui je proposais une «soirée glace» au salon de thé du quartier m’a sorti sans détour: «même pour une balade au Paradis, je ne sortirais pas avant d’avoir vu mon feuilleton». Sans appel !

Les feuilletons turcs alimentent les discussions  que j’entends autour de moi, Beaucoup de tunisiennes y sont accro. Toutes les chaînes s’y sont mises et la plupart diffusent ces séries en prime time. Toutes les franges de la société sont contaminées. Selon les experts de la télé, cet engouement va encore augmenter.

D’une série à l’autre, la distribution est souvent la même. On y retrouve le héros, qui est superbe, les femmes sont sublimes, l’ami du héros, son ennemi, sa famille, son environnement social.   Les intérieurs  sont meublés avec goût, les paysages sont magnifiques.  On comprend l’engouement.

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