Il n’est plus rare que les personnes fassent appel à la société civile après avoir épuisé tous les autres recours.  C’est une tendance qui a vu le jour sur réseaux sociaux. La Tunisie ne fait pas exception. En effet, depuis quelques temps, les appels à l’aide ou de soutien se multiplient sur le net, des appels qui dépassent les frontières géographiques et ethniques. On se souvient tous de l’après le 14 janvier 2011, alors qu’il y avait une absence totale de sécurité, la société civile a fait face avec les comités de quartiers entre autres…

Le dernier exemple est l’appel d’une collecte de fonds pour Ghazi Sedri, un jeune de 20 ans qui a perdu les deux jambes suite à un accident de voiture en août dernier. L’argent collecté servira pour acheter et greffer ses prothèses.

Les réseaux sociaux sont aussi utilisés pour des causes moins poignantes, Souad une jeune femme, témoigne. Elle venait d’acquérir une nouvelle voiture : « elle était rouge, c’était une Citroën et j’étais toute excitée. Un soir, c’était le 12 février, je me souviens très bien de cette date, on  me l’a volée. Je ne savais pas quoi faire, ni ou aller. J’ai étais anéantie! Pour moi le monde venait de s’écrouler, je ne pouvais même pas déposer une plainte car les postes de polices était quasiment vides. J’étais proche de l’hystérie… c’est là que mon petit frère a eu une idée de génie. Il a écrit sur son statut Facebook que nous venions d’être victimes d’un vol en mentionnant la marque, la couleur et le numéro de la plaque d’immatriculation de la voiture. La publication a fait boule de neige, les internautes ont largement partagé l’information. Un pu plus d’une semaine plus tard, je reçois un coup de téléphone, un jeune homme au bout du fil : « je vois votre voiture, elle est en face de ma maison à telle adresse».  Je file à l’adresse qu’il ma donnée. J’ai toujours mes clés,  je saute dedans et je démarre. Sur le moment je n’ai pas pensée aux risques, ni même à la supposition que ce coup de fil soit une arnaque, j’y suis allée seule».

Par un tel phénomène nous commençons à  comprendre l’immense pouvoir  que peut jouer un ensemble de citoyens comme vous est moi et en même temps souligner le désintéressement que vie les administrations et touts organes liées aux autorités publiques que se soit dans le monde en générale et en Tunisie spécialement.

La question qui se pose devrons nous faire tout nous-mêmes en tant que citoyens ? Devrons-nous continuer à ignorer les autorités publiques et jusqu’à quand elles vont être sourdes et aveugles faces aux attentes de ses citoyens ?

M.S


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