L’association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement a vu le jour en 1989, avec la volonté de promouvoir une réflexion critique et constructive sur la condition des femmes en Tunisie. Plus de 20 ans après sa création son action continue.

L’AFTURD c’est avant tout des femmes chercheuses ou intéressées à la recherche militante sur les femmes. « J’ai rejoint l’association quand j’étais étudiante, raconte Imen Hamza, aujourd’hui trésorière de l’association, c’était intéressant pour moi puisque je faisais  des études de sociologie. » C’était en 2000. Depuis Imen n’est pas partie.

« Avant la Révolution l’AFTURD travaillait surtout sur le Grand Tunis. Depuis nous nous déployons en région. » Résultat : déjà deux projets en cours. Le premier au Kef où l’espace SAWA, a vu le jour. « Nous nous occupons de renforcer les ONG fragiles ou nouvellement créées, au Kef et à Béja. Il y a une forte demande. Nous travaillons autour du développement, des Droits de l’Homme et des Droits de la Femme, de la culture et de la jeunesse. » L’idée qui prévaut est simple : promouvoir l’égalité à travers le renforcement de la société civile et la participation des citoyennes et des citoyens au processus démocratique. A  chaque fois il y a concertation avec les institutions publiques pour qu’une coopération soit mise en place et que les efforts aboutissent à un résultat.

A Kasserine il s’agit cette fois de mettre en place un guichet d’écoute et d’orientation comme celui que l’AFTURD a mis en place à l’Ariana : l’Espace Tanassof.  On y prend en charge les femmes en détresse, tout en faisant de la formation et de la sensibilisation. Ici on écoute, on oriente, on aide. Aussi bien juridiquement que psychologiquement.

Sana Sbouai


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