Si Platon dans sa République avait écarté plus d’un, notamment femmes, esclaves, poètes, il avait tout de même tenu à garder ceux qui d’après lui avaient les attributs d’un citoyen.

Chez nous, il n’est pas question de garder qui que ce soit, tout y passe, même la coutume de fêter la République le 25 juillet, un défilé pourtant incontournable même de l’époque révolue de ZABA. A l’époque les majorettes peuplaient les rues avec leurs trompettes . C’est à croire qu’elles étaient en train de sonner le glas de leur maestro du moment.

Cette année, il y a une absence totale d’initiative nationale pour cette fête. Du côté des festivals, à Carthage il y aura l’artiste Ridha Chmak. L’amphithéâtre de Hammamet sera lui au repos ce jour là. Par contre, le festival de Boukornine assurera l’animation avec un spectacle de rue du groupe « fenni raghma anni » encadré par Ayoub Jawedi et les feux d’artifice brilleront sur la corniche d’Hammam-Lif.

Peut-être aussi qu’on est en train d’essayer une nouvelle version de la République cette année, dont le premier auspice aurait été le lapsus de Hamadi Jebali, chef du gouvernement, qui a parlé de « dictature naissante » au lieu de « démocratie naissante ». Alors, République bananière?

Amateurs de fruits et d’exotisme, à vos paniers à salade !

Cyrine


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