Latifa Labidi

Mardi 17 janvier en fin d’après-midi. L’espace El Teatro du complexe Mechtel ne désemplit pas.  C’est le vernissage de l’exposition Solid’art qui a attiré du monde. Baya.tn n’a pas pu s’empêcher d’y faire un saut pour vous.

Latifa Labidi est plasticienne. Elle présente une sculpture intitulée Crème chocolat. “C’est la représentation du double. Le clair et le sombre. Le fort et le tendre. Un visage qui regarde dans un sens et l’autre qui lui tourne le dos. C’est la schizophrénie, la double face. C’est une critique sociale, c’est aussi une représentation de la société dans laquelle nous vivons.” Latifa a l’habitude des expo. Ce n’est pas le cas de Oumayma Zarrouk, photographe. “Je n’étais pas très sûre du choix de mes photos. L’association m’a beaucoup aidé pour me lancer, me motiver à faire ce projet jusqu’au bout. Surtout que financièrement c’était difficile.

Au-delà de l’aspect artistique, qui demande une forte implication de l’artiste, il est difficile d’organiser seul une exposition. Que ce soit le manque de moyen comme le manque de motivation, des obstacles extérieurs se dressent toujours devant les créateurs.

Et c’est pour leur faciliter la tâche que l’association Tunisie Solidarité a monté l’exposition. “Notre idée est simple : encourager les jeunes artistes pour promouvoir le développement de l’art. Il y a ici des œuvres d’artistes connus et des œuvres d’artistes qui sont encore étudiants, un mélange qui permet à chacun d’apprendre. Car ce n’est pas tout seul que l’on fait de l’art“, annonce Leila Selmaoui, responsable du développement culturel de l’association Tunisie Solidaire.

Et c’est justement cette association qui organise, depuis mardi 17 janvier jusqu’au lundi 6 février, à l’espace El Teatro, une exposition intitulée Solid’art. On peut y voir 38 œuvres de 12 artistes. Des sculptures, de la peinture et de la photo. “Il n’y a pas de thème imposé mais c’est vrai que tous ont eu tendance à faire quelque chose autour du thème de la Révolution.” Une question qui doit être dépassée, pour Mourad Ghattas, investisseur culturel venu jeter un œil : “Ce que la Révolution a permis c’est d’ouvrir une porte à la jeunesse. Elle doit s’en servir pour s’exprimer mais elle ne doit pas rester coincée à ce niveau. La Révolution a donné l’esprit de communication et d’expression en toute liberté. Il faut s’en servir.

En fait, en faisant un tour on se rend compte que les artistes sont surtout préoccupés par  la  politique et les questions sociales. Là on voit un tableau où les ténors de la Troïka ont l’air de se courir après, pendant que dans une photo portrait une petite fille à l’air sombre regarde vers le ciel.

Solid’art, jusqu’au 6 février 2012 à l’espace El Teatro-Complexe Mechtel-Le Belvédère, Tunis

Sana Sbouai


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