La 48ème édition du Festival international de Carthage proposera, samedi 21 juillet un concert exceptionnel. Il s’agit d’une figure de proue du Jazz américain, la grande artiste Liz McComb.

Théâtre des Champs-Elysées, l’Olympia, le Palais des Sports, l’Acropolium d’Athènes, le Queen Elizabeth de Londres, Liz McComb a donné des concerts dans les lieux les plus mythiques de l’Espagne au Liban, en passant par l’Italie et le Maroc, la liste des pays qui l’ont accueillie est longue…

Fille d’une mère pasteur (elle n’a pas vraiment connu son père, mort alors qu’elle était très jeune), elle prend part à la chorale de son église et forme un groupe avec ses soeurs: « The Daughters of Zion ». Déjà influencée par les grands noms de l’époque tels que Sister Rosetta Tharpe ou Mahalia Jackson, elle découvre, grâce à son frère, le monde du Jazz qui va la propulser, en autodidacte, devant le piano.

Ses véritables premiers pas, elle les fait au sein du plus ancien Théâtre noir des USA, le « Karamu House Theater » de Cleveland, sa ville natale, à une période marquée par le mouvement pour les droits civiques. Mais c’est plutôt au sein du groupe « The Jean Austin Singers » qu’elle devient une vedette lors d’une tournée européenne de blues et de gospel, « Routs of Rock and Roll ». Nous sommes au début des années 80 quand elle se voit évoluer pour la première fois au Festival de Jazz de Montreux en même temps qu’un certain…Bessie Griffer. Son nom, déjà, la prédispose à assurer les premières parties de grandes vedettes d’envergure internationale tels Ray Charles et James Brown.

En 1987, elle prend son destin en mains et forme un quatuor, « Psalms » avec la chanteuse Lavelle, l’organiste Jerome Van Jones et le pianiste Greg Hunter. Alors qu’elle croit sa carrière bien assise , surtout après avoir obtenu le Prix Mahalia Jackson pour son duo avec Greg Hunter, celui-ci décède subitement, lui laissant un double vide dans sa vie. Il faudra attendre 1990 pour que sa carrière prenne un autre tournant, et ce grâce à sa rencontre avec le producteur français Gérard Vacher (d’où, d’ailleurs, ses multiples concerts en France).

On saisira encore mieux la stature de cette artiste hors pair quand on rappelle que la Chaîne Arte lui a consacré un impressionnant documentaire intitulé « Le gospel selon Liz McComb ». C’est tout dire sur cette chanteuse compositeur, héritière d’une tradition musicale qui remonte à l’époque de l’esclavage dont ses aïeuls avaient été parmi de nombreuses victimes.

Source: Direct Info


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