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Comme pour toutes les avant-premières, l’ambiance était un peu survoltée au Colisée, le vendredi dernier au centre-ville. La salle était comble pour la projection de “1, 2, 3… 5, 6, 7″ de Bilel Bali, une incursion dans le monde des”salseros” tunisiens.

“1, 2, 3… 5, 6, 7” est un film-documentaire qui met sous les projecteurs la petite communauté de salseros et salseras tunisiens. Ils racontent leur expérience de la salsa, leur “addiction” pour cette danse. Pour certains d’entre eux, comme Faten, 26 ans, la salsa a même été une catharsis pendant une douloureuse épreuve de divorce. A baya.tn, on a adoré et on a voulu poser quelques questions au réalisateur.

Baya: Pourquoi le choix de ce titre?

Bilel Bali: En réalité, il y a 8 temps pour les pas de salsa mais le 4 et le 8 sont des temps morts où les pas s’arrêtent. C’est un clin d’oeil aux répétitions mais c’est aussi le rythme du film qui respecte ce tempo.

Baya: Comment est née l’idée de ce film?

Bilel Bali: C’était les premières semaines de la révolution, début janvier 2011. Je me rendais à mon cours de salsa à Sidi Bou Said. J’ai rencontré mon ami et réalisateur, Hichem Ben Ammar qui s’est inquiété pour moi, sachant que le couvre-feu était encore en vigueur et que mon cours se terminait à 21h et que je devais rentrer à El Mourouj. Je lui ai dit qu’aller à ce cours était vital pour moi et que tout se passerait bien. Il fallait que j’y aille, c’est tout. Il m’a regardé attentivement puis m’a dit “tu sais que tu tiens l’idée d’un film, là? fais-le”. Depuis, cette phrase ne m’a plus quitté et l’idée a fait peu à peu son chemin.

Baya: Pourquoi avoir voulu faire ce film?


Bilel Bali:
La communauté des salseros et salseras en Tunisie est un fragment de la société tunisienne avec un mode de fonctionnement particulier. Ce sont quelques trois cents personnes d’âges différents, d’idéologies parfois opposées, de couches sociales diverses, qui se sont retrouvées unies par une passion commune: la salsa. La salsa est bien plus qu’une danse, bien plus que l’expression d’un art, c’est un moyen de communiquer avec l’autre d’une façon unique et spéciale. Elle a un côté addictif, parce qu’elle procure une sensation d’équilibre et de bien-être auquel on devient accro. J’ai voulu faire connaître ce monde. J’en ai parlé à Imed Lassoued qui a tout de suite adhéré au projet et a accepté de financer le film.

Baya: D’où vous est venue cette passion pour la salsa?

Bilel Bali: En fait, j’ai toujours adoré la musique latino mais je n’ai eu l’occasion de découvrir la salsa que récemment. J’encadrais une étudiante dont le projet était un reportage sur la danse à Tunis. Je me suis rendu avec elle dans une salle de sport à Sidi Bou pour un repérage. Il y avait un cours de salsa. Cela a été un coup de foudre.

Baya: A quand “1, 2, 3… 5, 6, 7” sur nos écrans?

Bilel Bali: En septembre, après les JCC. J’espère bien présenter mon film aux Journées cinématographiques de Carthage.

Baya: Bonne chance pour la suite!

Bilel Bali: Merci!

A la fin de la projection, l’équipe de “1,2,3…5,6,7” nous a fait la surprise de nous offrir une démonstration de salsa en direct sur la scène du Colisée. Sublime!

Sonia Bahi Fellah


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