El Bkhour est cet encens de culture arabe, né dans la Péninsule arabique pendant l’Antiquité. En Tunisie, son origine remonte au 4ème siècle, d’après une mosaïque de Carthage représentant un sorcier noir en train de brûler des encens. Il provient d’un mélange de plusieurs matières : le bois de santal, l’agar, de résine d’encens, l’huile naturelle essentielle… Celui qu’on trouve sur le marché tunisien provient en grande partie de Jeddah (Arabie Saoudite).

Son emploi : El bkhour est donc de l’encens en grains parfumés, couramment employé pour embaumer la maison. L’odeur dégagée donne ce cachet unique propre aux foyers arabes. Il est aussi traditionnellement utilisé pour toutes les consécrations et les rituels de purification en tout genre. Les maîtresses de maison l’emploient également pour éloigner le mauvais œil du domicile, ce qui explique sa large utilisation dans toutes les fêtes tunisiennes (mariage, circoncision…). Quand j’étais enfant, ma grand-mère me demandait de soulever ma jupe pour passer sept fois par-dessus le « kanoun » contenant el bkhour. Elle disait que ça allait me porter chance et chasser les soucis de ma vie future.

Préparation : El bkhour existe en poudre, en grains, ou en morceaux (des résines naturelles récupérées directement des arbres puis séchées). On en achète au souk et on réalise le mélange des senteurs de son choix. Sur les marchés hebdomadaires, il y a encore des herboristes qui le vendent à un prix accessible à tous les budgets. Le mélange est cuit sur le feu de charbon du « kanoun ». Dès que ça chauffe, son parfum se diffuse dans tous les coins.

Les différentes senteurs : Il existe plusieurs parfums de plantes et d’arbres, voici les plus connus sont:

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