algerienne-arretee-par-la-policeLes examens de virginité à la demande des agents de police récidivent et se multiplient en Algérie. Pourtant, le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, affirme que “cette mesure est tout à fait illégale, inconvenante et inacceptable”.

Rappelez-vous, il y a quelques semaines, nous vous écrivions sur Baya, que les Algériennes http://www.baya.tn/2013/04/17/la-chasse-a-la-virginite-en-algerie/ sont dans la ligne de mire des agents de police qui n’hésitent pas à arrêter les couples non mariés qui se baladent dans les rues le soir, les emmenant de force au poste de police le plus proche où la fille y subira de force un test de virginité.

Toutefois, le plus grave c’est que cette pratique barbare sévit en dépit de la déclaration catégorique du ministre de l’Intérieur cité en haut.

D’ailleurs, ce sont d’abord les médecins qui témoignent de la vulgarisation de cette pratique illégale : de plus en plus de policiers les sollicitent pour qu’ils pratiquent des “tests de virginité”.

La société algérienne est révoltée contre ce genre de pratiques, un gynécologue de garde dans un hôpital s’insurge et déclare au journal El Watan: «Ce type d’examen se fait d’habitude en présence de la mère, dans des cas de viol…».

Cela étant, malgré leur désarroi, les médecins sont contraints de pratiquer ce type d’examen, sans la présence des parents et y compris sur des majeures rapporte El Watan, l’un d’eux se dit dégouté de l’avoir fait aussi sur une femme divorcée après qu’elle a déposé plainte contre son conjoint pour coups et blessures : “Elle disait ne pas comprendre pourquoi elle subissait ça, alors que celui qui l’a frappé était déjà en liberté”.

Le plus étrange c’est qu’aucune loi ou quelconque législation en vigueur ne permette la pratique de ce type d’examens. “Eventuellement en cas de viol, mais uniquement si la jeune fille dépose plainte et donne son accord”, explique une avocate qui a voulu conserver l’anonymat. “Ce type d’examen constitue une atteinte à la liberté individuelle. Qu’est-ce que la virginité a à voir avec un crime ou une infraction?”, s’indigne-t-elle.

Une autre indignée sort de son silence et précise que “Dans des affaires de viol, on considère que les femmes sont responsables de ce qui leur arrive, y compris les mineures. Souvent les peines sont plus lourdes si la fille était vierge au moment du viol, et dans ces cas-là, on considère que le violeur a touché à l’honneur de la famille! C’est encore le patriarcat que l’on protège”, fulmine-t-elle. “On se soucie de l’honneur de la famille et on se fiche de la fille”, il s’agit de la féministe Nacerah Merah.



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