harcelement-egypteL’ouïe des Egyptiennes est violée au quotidien par des mots insultants et dégradants pour toute femme, quels que soient sa taille, son âge, sa couleur et sa religion. En plus du nombre accablant de viols vécus par les femmes égyptiennes même à la Place Tahrir, le harcèlement de rue n’épargne aucune femme en Egypte. Elles sont victimes de violences et de silence complice de la part des autorités égyptiennes qui ne prennent toujours pas la question du harcèlement au sérieux.

A cet effet, la chaîne privée OnTV –propriété du Tunisien Taral Ben Ammar- a diffusé un reportage qui évoque le harcèlement de rue. Un Egyptien s’est déguisé en femme pour se mettre dans la peau des femmes, meilleur moyen de comprendre ce qu’elles endurent au quotidien.

C’est donc au centre du Caire que ce jeune homme travesti en femme se fait draguer, huer, gâté… Il n’a été privé de rien: sifflements, onomatopées bizarres, injures. Bref, on l’a importuné, frôlé et harcelé !

Vêtu d’une jupe longue et d’un haut vert, il s’est transformé en tamtam de la ville. Tous les yeux étaient sur lui, on aurait dit une soucoupe volante qui a atterri sur la ville. La thèse du morceau de chair est bien confirmée : la femme en Egypte, du moins dans les rues du Caire, est assimilée à un gigot de viande géant que tous les mâles visent, alléchés et assoiffés.

Par ailleurs, pour prouver que le harcèlement n’est pas fonction de la tenue vestimentaire, le jeune a tenté l’expérience mais cette fois-ci il a porte une tenue «respectueuse». Résultat ? Il reste l’objet de tous les tourments et fait tourner des têtes voire des langues.

Conclusion : voilée ou non, l’Egyptienne n’échappe pas à cette fatale réalité. Comme aurait dit Nabilla: «T’es Egyptienne et tu n’es pas harcelée dans la rue? Nan mais Allô quoi!» 

M. El Bouti



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