Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont mis au point un chewing-gum qui “piège” les particules virales pour en réduire la charge dans la salive, ce qui diminue le risque de transmission lorsque l’on parle, que l’on tousse ou que l’on respire.

L’idée est d’empêcher les protéines de récepteur “ACE2” d’infecter les cellules, en les captivant, en mâchant le chewing-gum, par des pseudo-récepteurs qui pourraient les éliminer de la salive. L’ACE2 est une protéine clé dans la physiologie du Covid-19, nécessaire à l’entrée du virus SARS-CoV-2 dans les cellules de l’hôte.

Publiés dans la revue spécialisée “Molecular Therapy”, le 10 novembre 2021, https://www.cell.com/molecular-therapy-family/molecular-therapy/fulltext/S1525-0016(21)00579-7, les résultats des recherches ont montré que la charge virale dans la salive est ainsi réduite de 95 %.

Le chewing-gum pourrait ainsi s’ajouter à la vaccination pour réduire les contaminations, ont fait valoir les chercheurs, dont le projet visait la production d’un chewing-gum prophylactique contre le covid. “L’expérience est réussie, mais il n’y a pas eu d’essais cliniques humains. Par ailleurs, une mise en pratique serait bien compliquée”, commentent des médias scientifiques.

Le coronavirus se concentre le plus, lors de l’infection, dans le nez, où se fait le prélèvement des tests PCR et antigéniques, et dans la salive. L’idée, est par ailleurs, de développer une gomme à mâcher contenant des protéines de piégeage du virus dans la bouche, qui constitue un lieu du cycle de réplication virale.

La phase expérimentale a permis de relever une efficacité supérieure à 95 % pour inhiber le cycle de réplication du virus dans le milieu buccal, dès 50mg de ce chewing-gum, même avec seulement 5g, cela fonctionne bien.

Après le prélèvement de la salive chez des patients atteints du covid et après avoir mélangé cette salive avec la gomme à mâcher, le nombre de particules virales était grandement réduit par rapport à la salive traitée avec une gomme ne contenant pas les protéines ACE2 végétales, constatent les chercheurs.


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