Depuis sa sortie nationale en 2021, FRIDA de Mohamed Bouhjar a été sélectionné dans certains festivals, dont la 17ème édition du Festival international du film oriental de Genève des courts métrages, parmi une sélection de dix films en compétition internationale de ce festival qui se tient du 13 au 19 juin 2022, dans la ville suisse.

Mohamed Bouhjar s’est confié à l’Agence la TAP, à l‘issue de la projection de son film à ce festival, sur son film et ses ambitions futures.

Ce réalisateur et scénariste débute une carrière cinématographique professionnelle à travers ce premier court, FRIDA. Pour cet ancien de la FTCA (Fédération Tunisienne des cinéastes amateurs) et membre de la FTCC (Fédération tunisienne des ciné-clubs) qui évolue dans l’univers cinématographique depuis les années 2000, la passion pour le cinéma dépasse l’ambition de devenir un cinéaste professionnel. Il s’agit pour lui de traiter “un sujet qui me concerne de près”, selon ses propos.

Frida (21’) est un court métrage de fiction produit par Amilcar Films avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI). Depuis sa sélection en compétition officielle des Journées cinématographiques de Carthage JCC, ce film a voyagé dans certains festivals.

Dernièrement, il a été dans la compétition officielle de la première édition de Master international à Hammamet (MIFF), au Festival international Music & Cinema Marseille (MCM). Le jury du Festival du film arabe de Muscat (Oman) lui a attribué le premier prix in ex-aequo avec un cinéaste marocain.

Loin d’être une fin en soi, le prix n’est qu’un moyen qui donne du crédit au réalisateur pour qu’il fasse son prochain film, estime Bouhjar. Ceci n’empêche que le réalisateur souhaite voir son film voyager dans plusieurs festivals ce qui lui offre des chances supplémentaires de manière à s’offrir des opportunités de renforcer son statut de réalisateur. Il rappelle que “le film a une durée de vie dans les festivals, laquelle devra se poursuivre pour encore quelques mois ou voir même une année “.

Ainsi, le succès d’un film est traduit dans ” le palmarès et la réception du public qui à son avis, est la chose la plus importante “. La réaction du public envers son œuvre compte beaucoup pour Bouhjar,. Il s’agit de réussir à proposer au spectateur, une histoire dans laquelle, il pourrait bien s’identifier.

Frida est sélectionné au Fifog en raison de son thème en lien avec les femmes, mais le film dresse également le portrait d’un système éducatif défaillant et un discours idéologique et politique à repenser.

La liberté d’expression et l’esprit critique est le thème central de Frida, une appellation au féminin en harmonie avec les choix du Fifog pour cette année placée sous le signe de ” la liberté au féminin “.

Pour Boujhjar, Frida a eu la chance d’être sélectionné au FIFOG, ce festival qui constitue un levier pour le cinéma d’auteur et les cinéastes qui défendent les causes humaines. Le réalisateur est assez convaincu, ” l’esprit critique permet de traiter tous les tabous “.Il est assez optimiste et aspire à d’autres projections de son premier film en Tunisie et dans des festivals internationaux qui sont aussi importants.

Le plus important pour Bouhjar est de permettre au film d’être ” largement diffusé “. Cette visibilité dans les festivals s’accompagne assez souvent par une large médiatisation.

Le casting d’enfants dans Frida a constitué une grande surprise pour le réalisateur. Pour un texte difficile à interpréter, ils ont réussi à transmettre la force et la finalité du discours soigneusement, écrit par le réalisateur, dit-il. Les jeunes acteurs ont également impressionné le réalisateur qui parle d’artistes qui savent fleurter avec la caméra. En plus d’acteurs confirmés, Sabeh Bouzouita et Kamel Touati, le plus beau cadeau pour lui c’était ce casting composé de noms comme Ahmed Kaak, Mariem Siala, Zeinab Laouini et Zeineb Bhiri.

S’agissant de l’idée de rassembler la scénarisation et la réalisation en une seule œuvre, le réalisateur affirme être ouvert sur toute proposition d’un film écrit par un autre scénariste. “Je ne suis pas contre l’idée de travailler avec d’autres scénaristes dans mes prochains films “, affirme Bouhjar qui souligne que ce qui compte le plus ” est de raconter une histoire qui me concerne “.



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