Human-Rights-Watch

L’organisation Human Rights Watch demande aux autorités tunisiennes de libérer, immédiatement, le cameraman d’Astrolabe TV, Mourad Meherzi, arrêté, pour avoir filmé l’agression du ministre de la culture par le cinéaste Nasreddine Shili, au moyen d’un jet d’œœuf, lors de la cérémonie du 40e jour de la mort de l’artiste Aziz Chennaoui.

Human Rights Watch considère cette arrestation comme un « coût dur pour la liberté des médias » soulignant qu’un cameraman ne doit pas être poursuivi juste pour avoir filmé une agression.

« L’absence de preuves de complot (visant à attaquer un fonctionnaire dont est accusé le cameraman) signifie que Meherzi est effectivement détenu pour avoir fait son travail, c’est à dire filmer les événements », estime, dans cette déclaration, Joe Stork, directeur de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights. « Les poursuites engagées contre lui sont un mauvais précédent pour la liberté des médias en Tunisie… Si les autorités tunisiennes ne libèrent pas Meherzi rapidement et n’abandonnent pas les charges retenues contre lui, elles confirmeront que l’espace pour la liberté des médias se rétrécit », affirme Joe Stork, dans sa déclaration.


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