serbie

N’ayant plus confiance ni espoir d’être sauvés par les autorités tunisiennes en Serbie, un Tunisien lance un ultime appel SOS sur son compte facebook en cachette de sa cellule à l’aéroport international de Belgrade.

Le calvaire a commencé depuis vendredi 28 juin, d’après Achref Chikhaoui : «Bien qu’on ait tous nos papiers sur nous (réservation de l’hôtel qui est payée depuis l’agence à partir de la Tunisie avec notre devise on nous a arrêtés dans une cellule dans l’aéroport sans avoir à manger, et on nous a maltraités (violence verbale et physique); on vit mal et on a trouvé une solution en cachette pour vous contacter parce qu’on a personne ici. Tout le monde nous maltraite ici. SVP on a besoin d’aide. Contactez vite l’ambassade, une de ces 7 personnes a été frappée avec sa main cassée. Ils n’ont pas voulu le soigner.

Les noms des Tunisiens qui sont arrêtés : Riadh Ganouni, Marouen Zakraoui, Jemai Boubaker, Rouatbi Selim, Adel Achour,Riadh Ganouni, Mohamed Ali **** (il a été arrêté depuis hier. On ne sait pas où il est. Ils l’ont emmené vers 3h du matin et ils nous ont frappés. ).

SVP faites quelque chose. On est tous des Tunisiens. On est là depuis hier. On est enfermé et on se sait pas pourquoi ni ce qu’on va faire et on essaie de vous contacter en cachette. L’un de nous a une carte SIM de Belgrade qui est avec nous : 00381631220981

On est dans une cellule au fond de l’aéroport

Faites tourner

Urgent urgent urgent rana lkol twénssa. Essayez de nous contacter

Rahi 3aylétna ma ta3réf a3lina 7ata chay svp».

En voyant cet appel, notre consoeur Rahma Cherni, journaliste à Al Masdar, a mené son enquête pour vérifier l’info divulguée sur les réseaux sociaux. D’une voix tremblante, son interlocuteur, Riadh Ganouni, confirme le message posté et lui raconte davantage sur la misère qu’ils sont en train de vivre dans leur cellule à l’aéroport. Sous le choc, Rahma contacte immédiatement l’ambassade tunisienne en Serbie, croyant que l’absence de prise de position était de bonne foi, le résultat d’une inadvertance ou d’ignorance. Or ce n’est pas le cas!

«J’ai été surprise, j’avais l’impression d’être électro-choquée par la réaction de mon interlocutrice de l’ambassade tunisienne en Serbie. Avec sa voix tranquille, elle m’a informé et confirmé que ces Tunisiens étaient bel et bien arrêtés dans l’aéroport mais qu’elle ignore toujours pourquoi?! … Trois jours et ils n’avaient toujours pas eu le temps pour savoir les causes de cette arrestation!», témoigne Rahma Cherni.

 



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