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La Tunisie célèbre, le 1er décembre de chaque année, à l’instar des autres pays du monde, la Journée mondiale du Sida.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi cette année de mettre l’accent sur la lutte contre la stigmatisation et la discrimination des malades du Sida en milieu hospitalier dans les pays de la région MENA.

La journée a été placée sous le signe “Non à la stigmatisation et à la discrimination… la dignité est au dessus de tout”; l’objectif étant d’encourager les personnes vivant avec le Sida et les catégories les plus exposées au virus à s’adresser aux services de prévention et de prise en charge médicale, tout en préservant leur dignité.

Ce choix s’explique par la montée des pratiques discriminatoires à l’encontre des personnes vivant avec le Sida et les plus vulnérables à l’infection par le VIH dans le milieu hospitalier, lit-on dans un document de presse publié mercredi par le ministère de la Santé.

Cette journée se veut également un appel à la nécessité de prendre en charge le malade au triple plan psychologique, social et médical, et de faire face aux idées reçues et aux préjugés responsables de son exclusion sociale.

La stigmatisation et la discrimination constituent une violation des droits de l’Homme et un obstacle entravant la prise en charge médicale et sociale du malade, souligne le ministère de la Santé.

Selon les données épidémiologiques sur le Sida en Tunisie, le nombre des cas déclarés de Sida s’élève à 2193, soit une moyenne de 112 cas par an durant les cinq dernières années.

En 2015, le nombre de nouveaux cas a atteint les 165 (100 hommes, 56 femmes), tandis que celui des tests de dépistage s’est élevé à 13500, dont 60 sont des tests anonymes.

Depuis 1986, le nombre des décès liés au Sida a atteint 618 cas, tandis que le nombre des personnes vivant avec le virus du sida a été estimé à 1575. Seuls 734 cas suivent une trithérapie, et plus de la moitié (55%) sont âgés entre 25 et 39 ans.

Les rapports sexuels non protégés constituent la principale cause de contamination (environ 45% en 2015), suivis de l’utilisation des drogues injectables (21%).

A l’échelle mondiale, on compte environ 36,7 millions de personnes vivant avec le VIH, dont 2,1 millions de nouvelles infections chaque année, selon les chiffres publiés par l’OMS en 2015.

L’Afrique subsaharienne, où 25,6 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2015, est la région la plus touchée. Elle concentre également près des deux-tiers des nouvelles infections dans le monde.

L’OMS estime que 60% des personnes ayant le VIH connaissent leur situation. Les 40% restants, soit plus de 14 millions de personnes, ont besoin d’un accès aux services de dépistage.



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